Alors que le premier ministre Legault évoque la mise en place d'un nouveau confinement pour ralentir la deuxième vague de propagation de la COVID-19, l'économie du Québec peine à remonter la pente. Peut-on se permettre un nouveau confinement?

"On a un choix à faire : voulons-nous une crise sanitaire ou une crise économique en plus d'une crise sanitaire?", questionne l'ex-ministre délégué aux finances du Québec et professeur d'économie à l'UQAM, Alain Paquet.

L'économie et les mesures préventives employées par le gouvernement sont dépendantes l'une de l'autre. "Si l'on regarde les États-Unis, ils ont préféré protéger l'économie plutôt que de protéger la santé des gens, explique M. Paquet. Ça n'a visiblement pas fonctionné, car la situation économique du Québec et du Canada se porte mieux."

Ainsi, l'instauration d'un second confinement serait avantageuse pour l'économie sur le cours de plusieurs mois, jusqu'à ce que la distribution des vaccins soit terminée.

Un bon moment pour entrer en confinement?

Le consultant en économie Yves Saint-Maurice suggère d'introduire un confinement après les rassemblements du temps des fêtes, c'est-à-dire au mois de janvier, même si certaines familles ne respecteront pas les mesures de distanciation. "On doit agir, et un confinement 2.0 est la meilleure option en attendant les vaccins", affirme M. Saint-Maurice.

En général, le premier mois de l'année représente un temps mort pour l'économie et, selon Yves Saint-Maurice, cela représenterait un des meilleurs moments pour réintroduire un confinement. "Cela permettrait aux cas de contaminations qui auront lieu durant les fêtes en famille de s'estomper", soutient-il.