Après les variants britannique, sud-africain et brésilien, une nouvelle souche de SRAS-CoV-2 a fait son apparition en Inde, pendant que le Brésil devient le "pays le plus endeuillé au monde après les États-Unis", avec 375 000 morts.

Ce variant indien contient deux mutations : celle identifiée chez le variant californien et une autre, moins connue, identifiée dans les variants sud-africain et brésilien. Dans l'État du Maharashtra, le variant représente 55 % des cas.

Frappée par une deuxième vague d'infections, l'Inde autorisera dès le 1er mai la vaccination pour tous les adultes. New Delhi est au centre de cette flambée des contaminations, avec 25 000 cas en 24 heures. L'Inde a enregistré plus de 273 000 cas supplémentaires en 24 heures, pour un total de 15 millions depuis le début de la pandémie. À ce jour, plus de 180 000 Indiens sont décédés des suites du virus.

Même si le plus grand fabricant mondial de vaccins se trouve en Inde, les autorités du pays se heurtent à une insuffisance de doses, dont seulement 117 millions ont été administrés pour les 1,3 milliard d'habitants. Pour remédier ce manque, le pays a donc décidé de freiner l'exportation des stocks.

Pendant ce temps, de l'autre côté du globe, le Brésil maintient un plateau de 3000 décès par jour, et seulement 13 % des Brésiliens ont reçu une première dose. Le Brésil est aux prises avec sa propre mutation, responsable de hausses massives de contamination dans le pays.

Aux Pays-Bas, le premier ministre, Mark Rutte a annoncé l'assouplissement des mesures sanitaires avec une levée du couvre-feu et une réouverture partielle des terrasses des cafés à partir du 28 avril.

La population sera aussi autorisée à inviter deux personnes à la maison par jour, au lieu d'une seule. Une " étape très prudente ", a déclaré M. Rutte au cours d'une conférence de presse. Le pays d'un peu plus de 17 millions d'habitants a enregistré plus de 1,3 million de cas depuis le début de la pandémie, dont 16 000 décès.

Avec l'Agence France-Presse