Un tronçon d'une route de la région de Québec d'environ 3,5 kilomètres de long portera le nom de Léo Major, un héros militaire québécois et ancien membre du Royal 22e Régiment.

Un tronçon dela route 371 près dela base militairede Valcartier porterale nom du militaire

Le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, a annoncé mardi qu'un tronçon de la route 371 se trouvant à 3,5 kilomètres de l'entrée principale de la base militaire de Valcartier, qui héberge le Royal 22e Régiment, sera nommé route Léo-Major. Ce tronçon croise la route de la Bravoure, une artère importante, dont le nom rend lui-même hommage à l'engagement des militaires.

Le sergent Léo Major est né aux États-Unis le 23 janvier 1921 à New Bedford, dans le Massachusetts, et est décédé le 12 octobre 2008 à Longueuil à l'âge de 87 ans. Sa dépouille a été portée en terre au Champ d'honneur national du Fonds du Souvenir à Pointe-Claire, sur l'île de Montréal.

Le sergent Major a servi dans le Régiment de la Chaudière lors de la Seconde Guerre mondiale et dans le Royal 22e Régiment lors de la guerre de Corée. Il a libéré seul la ville de Zwolle, aux Pays-Bas, dans la nuit du 13 au 14 avril 1945, soit il y a précisément 76 ans. Il a fait croire aux troupes allemandes qu'elles étaient assiégées, alors qu'il avançait seul. Encore de nos jours, les Pays-Bas commémorent ce héros.

Il est le seul Canadien à avoir reçu deux fois la Médaille de Conduite distinguée pour ses courageuses actions dans deux guerres différentes.

La Commission de toponymie officialisera le nom de la route Léo-Major le 11 novembre, à l'occasion du jour du Souvenir.

Le ministre Jolin-Barrette affirme que l'histoire du héros de guerre qu'a été Léo Major demeure méconnue au Québec. Ses nombreux exploits, hors du commun, réalisés au cours de sa longue carrière militaire sont une fierté nationale, selon le ministre, qui estime qu'attribuer son nom à un lieu hautement significatif témoigne de l'admiration pour sa bravoure et son héroïsme.

En novembre dernier, le Parti québécois avait déposé au Salon bleu une motion pour que la Commission de toponymie nomme un lieu symbolique en son honneur, ce que le gouvernement caquiste avait accepté.