Du 13 avril au 13 mai 2021 se tient le ramadan, pratique musulmane qui consiste, entre autres choses, à ne pas manger, boire ni fumer du lever au coucher du soleil. C'est l'occasion habituellement pour les familles de se rassembler et de se retrouver en tant que communauté. Trois musulmans pratiquants témoignent de leur pratique à distance.

La pandémie de COVID-19 bouleverse la pratique du ramadan chez les jeunes musulmans.

"Le ramadan est une période où il y a beaucoup de rassemblements. Dans ma situation, je suis habituée à aller souper régulièrement chez ma famille et mes amis. Je visite un peu moins les lieux de culte, mais cela affecte mon père, qui peut moins y aller. Dans les pays musulmans, le monde du travail est allégé pendant le ramadan. Au Canada, tout continue donc, mis à part les rassemblements avec les amis, ma pratique du ramadan est la même en temps de pandémie."

- Farah, 22 ans

"J'ai la chance de vivre avec ma famille. Ceux qui vivent seuls ne peuvent pas visiter ou voir leur famille, ce qui peut être plus difficile. Ce n'est pas mon cas. De toute façon, COVID ou pas, il y a beaucoup de choses qui changent quand on passe d'un pays musulman à un pays non musulman. En temps normal, les célébrations sont déjà restreintes au Canada. Par exemple, il y a moins d'événements, comme de grosses prières en groupe."

- Farouk, 21 ans

"Avant, c'était les célébrations, la fête tous les jours. La pandémie, ça change pas mal les habitudes. Par exemple, il faut manger uniquement avec les personnes qui sont dans la maison, alors que nous mangeons en communauté, tous ensemble, en temps normal. C'est un mois basé sur le partage. Il manque un peu cet aspect. Par les temps qui courent, c'est un mois où nous devons travailler un peu plus sur nous-mêmes, sur notre spiritualité et sur notre façon de nous améliorer. C'est un peu plus individuel qu'habituellement."

- Malika, 20 ans