À l'occasion de la 39e édition des Rendez-vous Québec Cinéma (RVQC), présentée par Hydro-Québec en collaboration avec Radio-Canada, 320 films seront proposés du 28 avril au 8 mai 2021 : L'Atelier a choisi quatre films à voir à tout prix.

Souterrain

Réalisé par Sophie Dupuis, cinéaste de Val-d'Or et ancienne étudiante de l'UQAM, le long métrage sorti en 2020, et d'une durée de 98 minutes, suit Maxime, un jeune homme de Val-d'Or qui travaille dans le secteur minier. À la suite d'une explosion, il est contraint de sauver ses amis coincés sous terre. Au-delà du sauvetage, Maxime cherche à renouer avec son sombre passé en prouvant sans cesse qu'il est capable de faire le bien autour de lui et y voit une occasion inespérée. Intimiste et déchirant, Souterrain met en avant la solidarité de fer des miniers.

Je m'appelle humain

Le long métrage de 78 minutes, sorti en salle en 2020 et réalisé par la cinéaste abénaquise Kim O'Bomsawin, emmène le public dans un voyage poétique avec l'autrice innue Joséphine Bacon sur les terres ancestrales de la Côte-Nord. Il s'agit d'une épopée sur les traces de la culture de tout un peuple. Ponctué d'une douzaine de poèmes récités, Je m'appelle humain apparaît comme une réflexion importante sur la mémoire d'une grande artiste.

CHSLD, mon amour

Sorti en 2020, le documentaire de 78 minutes CHSLD, mon amour retrace le parcours des résidents du Centre d'hébergement et de soins de longue durée Émilie-Gamelin dans le quartier Centre-Sud, à Montréal. Armé de sa caméra, Danic Champoux s'y est rendu à l'automne 2019, quelques mois avant l'arrivée de la COVID-19. Joie, colère, tâches répétitives des préposés ou situations imprévisibles : le réalisateur n'a rien manqué de ces moments de vie. L'approche cinématographique posée, patiente et empathique lui a permis de tracer un portrait sensible, drôle et vivant de ce milieu oublié et négligé.

À perte de vue

Dans leur tout premier court métrage, Marie-Chloé Racine et Sarah Salem, diplômées de l'UQAM en direction de la photographie, proposent 34 minutes au cœur du golfe du Saint-Laurent. Mme Racine, Mme Salem et leur équipe se sont rendues aux îles de la Madeleine pour y suivre trois jeunes qui rendent compte de la transformation du paysage en raison des nombreuses tempêtes qui déforment les dunes et les falaises.