Un meilleur soutien : c'est ce que suggère le rapport de 190 recommandations du Comité d'experts sur l'accompagnement des victimes d'agressions sexuelles et de violence conjugale. Après les vagues de dénonciation des derniers mois, le rapport a reconnu que le système n'inspirait pas suffisamment confiance aux victimes, un élément que les députés responsables espèrent changer en tenant compte du rapport, notamment en instaurant un tribunal spécifique aux cas d'agressions sexuelles et de violence conjugale.

Julie Desrosiers, la coprésidente du groupe d'expertes indépendantes qui a travaillé sur le rapport, en a résumé les grandes lignes mardi, en conférence de presse. Il faut ainsi s'assurer que les victimes aient accès à différents intervenants (des juristes et des intervenants psychosociaux, par exemple) tout au long de leur parcours. Le rapport traite aussi de la question des communautés autochtones, qui sont particulièrement victimes de ce type d'actes. L'instauration d'un tel tribunal offrirait des services particuliers pour les victimes autochtones.

Aide juridique

Le rapport souligne avant tout l'importance de remettre la victime au cœur des procédures et de lui offrir des services d'aide juridiques, notamment en lui procurant quatre heures gratuites de conseils juridiques, en procédant à une formation en amont des dénonciations pour l'accompagner dans le processus, ainsi qu'une rencontre en préparation au témoignage dans le but que la victime se sente plus soutenue. Enfin, le rapport suggère l'instauration d'un ombudsman des victimes d'actes criminels pour mieux répondre à leurs besoins.