En l'espace de quelques mois seulement, la planète s'est retrouvée quasi-paralysée par la pandémie de COVID-19. Et pourtant, de jeunes environnementalistes essaient de garder leurs bonnes habitudes.

C'est le cas d'Alphée Gagnon. Même si elle est aujourd'hui confinée à la maison comme la vaste majorité des Québécois, cette jeune entrepreneuse tente de conserver son mode de vie zéro déchet en faisant du mieux qu'elle peut.

Mais malgré sa bonne volonté, elle s'est butée à un obstacle majeur : l'emballage des épiceries. «La plupart des petites épiceries zéro déchet ont fermé leurs portes, les épiceries n'acceptent plus nos propres sacs et la majorité des fruits et légumes sont désormais suremballés», déplore-t-elle.

Juliette Pilon s'est retrouvée avec des difficultés similaires. L'étudiante souligne aussi comment les pertes d'emplois créent une atmosphère «plus laborieuse pour garder ses convictions». Elle mentionne aussi comment les achats effrénés de certains consommateurs compliquent l'accessibilité de certains produits.

Cette difficulté ne ralentit pas pas pour autant les deux jeunes femmes à qui L'Atelier a parlé. Il existe toujours une façon de réduire son empreinte écologique. Alphée Gagnon raconte qu'«il est toutefois possible de faire certains efforts, comme consommer plus local, faire nos propres produits ménagers et de toilette ou encore cuisiner le plus possible nos aliments».

L'étudiante militante pour l'environnement en ligne Sandrine Giérula souligne un hic. Il faut rester vigilants pour conserver les habitudes qui réduisent l'empreinte écologique.

Elle «espère qu'à la prochaine crise, on n'attende pas de frapper un mur comme la COVID-19, le changement climatique n'est pas quelque chose que l'on pourra prendre à la dernière minute».

(Crédit photo : Franck V.)