Alors que de nombreuses patinoires de quartiers ouvriront prochainement, la santé publique compte interdire les parties de hockey sur les installations des villes se trouvant en zone rouge.

Malheureusement, c'est bien malheureux, mais pour le hockey il n'y en aura pas tant que les règles ne le permettent pas.

Ainsi, l'interdiction de pratiquer des sports d'équipe pour les régions au niveau d'alerte maximale s'applique autant à l'intérieur qu'à l'extérieur. La pratique individuelle du hockey, ou encore avec des membres d'une même cellule familiale est toutefois permise. Par contre, impossible d'y jouer entre amis. Dans les prochaines semaines, de nouveaux règlements entreront en vigueur pour ces infrastructures.

Pour cet hiver, la capacité maximale d'une patinoire extérieure sera de 25 personnes. Pour les anneaux de glace servant uniquement au patinage libre, ce nombre pourrait être plus élevé. La décision revient aux municipalités, qui devront déterminer quelles activités pourront avoir lieu sur les patinoires.

Les chalets et les centres de loisirs seront ouverts, avec port du masque obligatoire à l'intérieur. Pour l'instant, les méthodes qui seront utilisées pour assurer que les règlements soient bien respectés pendant les heures d'ouverture des glaces ne sont pas connues.

Différents plans selon les villes

Pour la ville de Saguenay, sévèrement touchée par la deuxième vague de COVID-19, les patinoires seront ouvertes dès le 18 décembre, si la température le permet. Impossible d'y jouer au hockey, a toutefois rappelé Dominic Arseneau, conseiller aux communications de la ville de Saguenay : "Tant que la météo collabore, l'ouverture des patinoires est prévue pour le 18 décembre. Ça, il n'y a pas de changement, ça va avoir lieu. C'est bien malheureux, mais pour le hockey, il n'y en aura pas tant que les règles ne le permettent pas. Je sais qu'il y a d'autres exemples, comme la ville de Gatineau, qui met un seul but par patinoire, mais à Saguenay il n'y aura pas d'aménagements de la sorte."

Déception pour plusieurs joueurs

L'annonce de cette décision de la santé publique a fait de nombreux déçus parmi les habitués de ce sport hivernal. Maxime Chagnon fait partie du lot: "Moi, je suis quelqu'un qui va au gym six fois par semaine et qui court à l'extérieur, l'été. J'avais vraiment hâte que les patinoires ouvrent parce que là, il fait pas mal trop froid pour aller courir à l'extérieur et les gyms sont fermés. Je suis vraiment limité pour faire mon cardio et mes entraînements. Je sais que le hockey, ça me tient vraiment en forme et c'est une façon pour moi de me défouler, de faire le vide dans ma tête. [...] Les gens commencent à avoir le moral à terre et il me semble que ça aurait été pas pire de nous laisser ça."