L'Union des municipalités du Québec (UMQ) a rendu public son plan municipal d'emploi, qui est fortement appuyé par le ministre de la Santé et des Services sociaux et son gouvernement.

C'est en conférence de presse, mardi matin, que la présidente de l'UMQ et mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, a annoncé le lancement du programme d'emploi pour mieux intégrer et encourager les jeunes de 16 à 18 ans des différents centres de Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) du Québec. "À 18 ans, il y a des jeunes qui doivent quitter la protection de la jeunesse, et bon nombre d'entre eux disposent d'un réseau social familial fragile et n'ont que peu de soutien pour amorcer cette transition [vers la vie adulte]", soulignait la présidente de l'organisme.

Soutien gouvernemental

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, était présent pour témoigner de sa volonté de voir une différence réelle pour les jeunes, qui sont au cœur de ses préoccupations, dit-il.

M. Carmant explique que l'importance du plan est "d'assurer la collaboration entre le milieu municipal et celui de la santé et des services sociaux". Il rappelle aussi que les équipes de service de proximité de protection de la jeunesse ne peuvent pas y arriver toutes seules.

Ce n'est qu'un début

Mme Roy est convaincue que c'est à partir de là que le plan municipal d'emploi entre en jeu. Elle insiste sur le fait que, pour les jeunes, c'est beaucoup plus qu'un emploi puisque c'est un investissement pour leur avenir, et c'est comme cela que les municipalités doivent le concevoir dans leur décision d'engagement.

Les détails sont encore à suivre, mais Mme Roy a annoncé que, pour encourager les élus des municipalités à participer au projet, l'entreprise SIRCO a conclu en octobre 2020 un partenariat avec l'UMQ et "s'engage à verser annuellement 5000 $ pour rembourser certaines dépenses nécessaires pour occuper les emplois par les municipalités". Cette somme pourrait être attribuée aux transports ou encore à l'équipement.

Cette annonce arrive quelques jours seulement avant la sortie du rapport d'enquête de la commission Laurent, de laquelle on s'attend à une recommandation de réforme de la Loi sur la protection de la jeunesse.