L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) critique fortement la Russie après la première journée de rencontres avec les ministres des Affaires étrangères. Son secrétaire général, Jens Stoltenberg, a tenu une conférence de presse en ligne pour définir les grandes lignes qui sont ressorties de cette première rencontre. Trois éléments principaux ont été retenus, dont la Russie, mais aussi la situation en Afghanistan et NATO2030.

La Russie et le traité New Start

Lorsqu'il a été question de la Russie, Jens Stoltenberg a déclaré que "le renforcement des dispositifs militaires russes dans notre voisinage, ainsi que la maîtrise des armements" avaient été abordés lors de sa rencontre avec les ministres. Il poursuit en disant avoir constaté que la Russie "sapait" les traités en déployant de nouvelles armes. Il était notamment question du traité New Start, instauré en 2010 dont l'objectif est la réduction des armes nucléaires entre les États-Unis et la Russie.

À ce sujet, les ministres se sont démontrés en faveur de la poursuite de ces réductions d'armes nucléaires, tout en adoptant un contrôle plus global des armes. "Il faut éviter de se retrouver dans une situation où il ne reste aucun accord qui réglemente le nombre d'ogives nucléaires", a poursuivi Stoltenberg, en insistant sur l'importance du dialogue russo-américain.

L'Afghanistan

"L'OTAN soutient le processus de paix afghan", a assuré Jens Stoltenberg, en rappelant l'enjeu principal de la question de la lutte contre le terrorisme en Afghanistan: y garder les troupes ou les faire revenir. Cette décision s'avère difficile puisque rester là-bas risque de faire en sorte que les conflits persistent, mais le rapatriement des troupes présente également une occasion favorable pour les terroristes de retourner s'installer en Afghanistan. Stoltenberg a d'ailleurs rappelé que cette décision, bien qu'elle ait un prix peu importe sa nature, devrait être prise en février, lors du rassemblement des ministres de la Défense de l'OTAN.

NATO2030

NATO2030 correspond à s'assurer que l'alliance des pays formant l'OTAN soit prête à affronter le plus rapidement possible les défis d'un futur proche. Un rapport a été terminé à cet endroit la semaine dernière, le 25 novembre afin de rendre l'alliance, considérée comme étant déjà solide, encore plus forte. Lorsque questionné par un journaliste à propos de son propre manque de marge de manœuvre dans la prise de décision du projet et pour savoir s'il estime qu'il devrait y avoir un pouvoir plus important, Stoltenberg a répondu accueillir favorablement les propositions du rapport. Il a ajouté qu'il travaillerait avec plusieurs acteurs du milieu afin de pouvoir proposer ses propres recommandations lors de la rencontre des dirigeants de l'année prochaine.