Un mois après la fermeture de l'Assemblée nationale en raison de la crise de la COVID-19, les trois partis d'opposition accentuent la pression pour reprendre les travaux parlementaires.

Les leaders parlementaires du Parti libéral du Québec (PLQ), de Québec solidaire (QS) et du Parti québécois (PQ) exigent qu'un Parlement virtuel permette aux élus de faire leur travail et d'interroger le gouvernement dès la semaine prochaine. Ils souhaitent notamment que le gouvernement Legault tienne quatre périodes d'échanges virtuels et publics dès la semaine prochaine pour aborder la situation dans les CHSLD et les renforts pour appuyer le personnel de la santé.

La reprise des travaux prévue pour le 21 avril sera vraisemblablement reportée au 5 mai. Le premier ministre François Legault affirme que le gouvernement est trop occupé à gérer la crise sanitaire pour répondre aux questions des députés de l'opposition.

« On a trouvé ça un peu abrutissant pour notre travail d'une part, et surtout pas respectueux du travail des oppositions et du travail de reddition de comptes qui est notre rôle comme législateurs », a affirmé le leader parlementaire du PQ, Martin Ouellet.

Dans une lettre commune adressée lundi soir au leader du gouvernement, Simon Jolin-Barrette, et au président de l'Assemblée nationale, François Paradis, les partis d'opposition ont argué que les prochaines semaines allaient nécessiter la prise de « décisions cruciales » qui vont déterminer l'avenir du Québec.

« En ces temps incertains, aucun parti ni aucun dirigeant ne peut prétendre détenir la vérité unique », écrivent les leaders parlementaires.

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