Plus d'une centaine de professeurs, de médecins, de pharmaciens et de psychiatres ont demandé la généralisation d'un congé payé pour que les travailleurs puissent plus facilement se faire vacciner. La lettre de 123 signataires fait suite à une proposition de Québec solidaire (QS).

" On demande à François Legault d'écouter les experts et de promulguer une pause-vaccin ", a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois, le co-porte-parole de QS. En accord avec les experts de santé publique, il appelle à " lever les barrières économiques à la vaccination ".

David Lussier, gériatre à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal, est l'un des cosignataires. En entrevue avec L'Atelier, il soutient qu'il faut faire " tous les efforts possibles " pour sortir de cette crise. " On ne demande pas de payer les gens pour aller se faire vacciner, mais seulement laisser les gens partir du travail une heure ou deux pour qu'ils aillent se faire vacciner ", explique-t-il. À défaut de faire plier le gouvernement québécois, M. Lussier espère avoir une influence sur les entreprises elles-mêmes.

De son côté, le pharmacien Nicolas St-Onge, également signataire, estime que tout le monde n'est pas capable d'intégrer la vaccination dans son emploi du temps, ce qui va créer des inégalités sociales dans l'accès à la vaccination. " Il faut mettre les bouchées doubles ", affirme-t-il.

Dans la lettre, on explique que les entreprises perdent davantage d'argent en incitant leurs employés présentant des symptômes à rester chez eux qu'en les laissant aller se faire vacciner durant leurs heures de travail. François Legault rappelle qu'ils peuvent se faire vacciner le soir et la fin de semaine. En conférence de presse mardi, il a demandé aux entreprises d'être " flexibles et accommodantes " envers leurs employés, sans prendre position en faveur d'une telle mesure.