À l'approche de l'été, des commerçants se bousculent pour obtenir l'un des locaux vacants dans les marchés publics de Montréal (MPM), qui doivent toutefois mettre les bouchées doubles pour attirer les producteurs maraîchers dans les espaces saisonniers. État des lieux avec le directeur général de la Corporation de gestion des MPM, Nicolas Fabien-Ouellet.

Comment a évolué l'achalandage dans les différents marchés publics de Montréal depuis le début de la pandémie de COVID-19?

Dans un premier temps, la pandémie a réduit l'achalandage lié au tourisme, qu'il soit régional ou international. Ensuite, les mesures de confinement ont modifié les habitudes d'achat des gens. Ils viennent moins souvent, mais ils achètent plus. Cela fait en sorte que le chiffre d'affaires et le nombre de produits consommés se sont stabilisés au fil du temps. Beaucoup de gens ont renoué avec les marchés publics, puisque ce sont de hauts lieux de consommation locale à Montréal. On a fait une étude cette année, et trois Montréalais sur quatre fréquentent les marchés publics.

Comment faites-vous pour recruter davantage de marchands ?

C'est notre défi pour les prochaines années puisqu'il faut travailler fort pour trouver la relève agricole. On va donc offrir des kiosques déjà montés pour qu'ils puissent simplement venir avec leurs produits, sans se soucier de la logistique d'infrastructure. Ils pourraient venir une ou deux journées par semaine pour tester, ce qui fait en sorte que c'est très concret. On a fait aussi des appels de candidatures pour des locaux vacants et on a reçu beaucoup de candidatures intéressantes. On est même dans une situation où il faut choisir maintenant. Les entreprises voient les marchés publics comme une occasion d'affaires pour se faire connaître.

Quels ont été les investissements les plus importants dans la dernière année afin de maintenir les marchés à flot ?

Ce sont principalement des frais de gestion pour répondre aux normes du gouvernement sur la COVID-19. La plupart des subventions visent les entreprises avec une baisse de revenu alors que, pour nous, ce sont plutôt les frais opérationnels qui augmentent. On est en discussion avec les différents ordres gouvernementaux à ce sujet.

Quels sont les objectifs, à long terme, de la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal ?

Dans tous les cas, on veut des marchés remplis de marchands, de consommateurs, d'excellents produits, et ce, dans une expérience d'achat unique à Montréal.