L'annonce de nouvelles mesures de confinement pèse lourd sur le moral de plusieurs jeunes Québécois, à un moment où le temps s'étire pour ces derniers. Que leur quotidien soit bousculé ou non, tous sont ultimement en faveur des mesures supplémentaires qui, à leurs yeux, représentent la meilleure façon de contrer la propagation de la COVID-19.

Valérie Berthelette, employée dans une succursale du magasin Canadian Tire, ne se dit pas trop affectée. "Je ne vais pas me plaindre parce que j'ai encore un emploi qui est ouvert, mais ça ne m'aurait pas dérangée, dit l'étudiante collégiale. J'aurais eu des vacances!" Elle se désole toutefois pour les commerces qui "ont pris les mesures nécessaires et ont dépensé pour ne pas fermer".

Pour Olivia Hoang, qui travaille dans un restaurant et gardera son emploi malgré les nouvelles mesures, le confinement se fait long. "En ce moment, c'est toujours juste l'école, le travail et je vois mon copain [...] mais c'était pire au début de la pandémie quand on ne pouvait même pas se voir."

Camille Giguère, entraîneuse sportive, avait déjà perdu son emploi à cause de la pandémie. Celle qui est aussi étudiante en enseignement ne croit pas que les nouvelles mesures vont changer son quotidien, outre les difficultés liées au magasinage. "Ça fait plus sérieux, c'est comme quand tu ajoutes un règlement à un jeu, ça fait quelque chose de plus à quoi penser", témoigne-t-elle.

"C'est logique de fermer ce qui n'est pas essentiel pour garder ouvert ce qui l'est", affirme David Joannette, commis dans une pharmacie. "Déjà que les rassemblements étaient limités, je ne voyais pas mes amis, raconte-t-il. Maintenant, avec les nouvelles mesures, c'est clair que je ne vais pas les voir d'ici le 11 janvier."