Le Dr Richard Massé et le sous-ministre de la Santé, Yvan Gendron, ont rendu publics mardi les différents scénarios possibles sur l'évolution de la pandémie au Québec. Selon un scénario optimiste, 1263 personnes décéderaient des suites du COVID-19 d'ici la fin du mois, comparativement à 8860 décès selon une projection pessimiste.

Pour ce qui est du cas optimiste, les scientifiques québécois ont comparé la situation du Québec avec celle du Portugal et de l'Allemagne, étant donné que le nombre de personnes affectées et de décès y est plutôt faible et comparable au Québec.

L'Italie a servi de référence pour divulguer la projection négative pouvant arriver au Québec en raison de la croissance rapide de la propagation du virus dans le pays.

En ce qui a trait aux hospitalisations, le plus bas niveau que le Québec pourrait atteindre à la mi-avril serait de 1404 cas et le plus haut serait de 3028. Selon un scénario optimiste, 29 212 personnes seraient contaminées et 59 845 pourraient l'être dans le pire des cas.

Le directeur des programmes de bioéthique à l'École de santé publique de l'Université de Montréal, Bryn Williams-Jones, s'est dit satisfait de la présentation des résultats, la jugeant simple et claire pour les citoyens.

«Ça nous donne l'espoir que ça va bien aller. On peut justifier toutes les contraintes qu'on nous a imposées», explique-t-il, tout en mentionnant souhaiter plus d'informations au niveau des statistiques possibles dans les mois suivants afin de tenir la population plus informée de la suite.

Toutefois, il précise que les graphiques présentés lors de la conférence ne sont que des probabilités, et non des prévisions.

«La situation peut changer au jour le jour. Ça explique pourquoi les dirigeants comme le Dr Arruda hésitent à faire des prédictions», ajoute-t-il.

Le conseiller médical stratégique à la DSP, le Dr Richard Massé
Le conseiller médical stratégique à la DSP, le Dr Richard Massé (Crédit photo : Jacques Boissinot La Presse canadienne)