Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a affirmé mardi soir son souhait d'ouvrir "une nouvelle page" avec l'Union européenne lors d'un entretien téléphonique avec le président du Conseil européen, Charles Michel, effectuant ainsi le premier contact de ce niveau depuis les sanctions imposées la semaine dernière contre son pays.

"Alors que la Turquie souhaite ouvrir une nouvelle page avec l'UE, certains font sans cesse des efforts pour provoquer des crises", a-t-il affirmé, selon un communiqué de la présidence turque.

Un pacte de 2016 comme point de départ

Appelant à "sauver" les relations entre la Turquie et l'Europe de "ce cercle vicieux", le chef d'État turc a aussi exprimé son souhait de "recommencer" à parler avec l'UE en "regardant la situation dans son ensemble" et "sur la base des intérêts mutuels". Selon M. Erdoğan, le pacte migratoire signé en 2016 entre la Turquie et l'UE pourrait être un point de départ pour créer un climat plus "positif".

Des nouvelles sanctions méritées

Les dirigeants de l'Union européenne réunis en sommet à Bruxelles avaient décidé jeudi de sanctionner les actions "illégales et agressives" de la Turquie en Méditerranée contre la Grèce et Chypre. Les travaux d'exploration gazière menés par la Turquie en Méditerranée orientale, dans des zones maritimes disputées avec la Grèce et Chypre, étaient depuis des mois au centre de tensions.

Des sanctions imposées par les États-Unis contre la Turquie, en raison de l'acquisition par Ankara d'un système de défense aérienne russe, se sont ajoutées lundi à celles de l'Union européenne.

"Nous espérons que l'UE pourra adopter une attitude constructive et de bon sens envers la Turquie", a affirmé le président turc.