Le gouvernement de François Legault a été critiqué pour son manque de transparence depuis le début de la pandémie de COVID-19, lors du début de la séance parlementaire de l'Assemblée Nationale mardi.

Le message a toujours été le même à tous les ministres: transparence, transparence, transparence. "On n'a rien à cacher et toutes les informations qu'on a, on est prêt à les donner", a affirmé le premier ministre québécois François Legault lors de la période de questions et réponses orales des affaires communes. C'est toutefois exactement sur cette transparence que le premier ministre a été critiqué.

C'est la cheffe de l'opposition officielle, Dominique Anglade, qui a soulevé le sujet en premier. "Après les constats de la première vague [...] on fait les constats de la deuxième vague: le manque de préparation, le manque de transparence, confusion et aussi l'absence quelque part d'imputabilité", a-t-elle mentionné tout en reprochant au premier ministre son manque de réponse claire quant à son intention de déclencher une enquête publique indépendante sur la gestion et les décisions prises par le gouvernement depuis le début de la pandémie.

M. Legault s'est toutefois défendu en rappelant que les décisions prises par le gouvernement sont faites de concert avec les recommandations de la Santé publique, demandant par le fait même aux membres des autres partis de faire confiance au directeur national de celle-ci, Horracio Arruda. Il s'est également permis de rappeler le mandat confié à la commissaire à la santé et au bien-être Joanne Castonguay. "Elle a toute la latitude pour faire les enquêtes et rencontrer les gens qu'elle souhaite rencontrer", a assuré M. Legault.

Le point de la commission d'enquête indépendante a été rappelé par Pascal Bérubé du Parti Québécois qui estime que la commission de Mme Castonguay ne correspond pas aux demandes des autres partis. Celui-ci a invité le premier ministre à prendre exemple sur son homologue ontarien Doug Ford qui, en juillet dernier, avait lancé une commission indépendante sur la situation dans les CHSLD. "Je cherche pourquoi le gouvernement pourrait se contenter de faire ce qu'il continue à faire avec un des pires résultats au monde" a lancé le député de Matane-Matapédia qui a demandé d'au moins connaitre les raisons derrière le refus de rendre transparentes les décisions du gouvernement.

Je cherche pourquoi le gouvernement pourrait se contenter de faire ce qu'il continue à faire avec un des pires résultats au monde« -Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia

Le Parti Québécois avait demandé la création d'une commission d'enquête publique et indépendante il y a deux semaines, demandant au gouvernement d'aller au-delà du mandant confié à Mme Castonguay.

Québec Solidaire n'oublie pas les infirmières

La question des conditions de travail des infirmières a également été soulevée par la cheffe de Québec Solidaire, Manon Massée. Encore une fois, le manque de réponse claire quant aux intentions du premier ministre a été soulevé par celle-ci. "On a, depuis des années, fait des économies sur le dos de ces femmes-là qui aujourd'hui, prennent soin de notre monde", déplore la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques.

M. Legault s'est dit ouvert aux propositions afin d'améliorer les conditions de travail des infirmières, mais a affirmé qu'il ne serait pas possible d'augmenter leur salaire au-delà de ce qui est constant avec l'inflation.

Encadré:

Bilan de la pandémie de COVID-19 au Québec

877 nouveaux cas entre le 19 et le 20 octobre pour un total de 95 216.

5 nouveaux décès entre le 19 et le 20 octobre pour un total de 6 055

33 nouvelles hospitalisations entre le 19 et le 20 octobre pour un total de 565

2 839 254 prélèvements depuis le début de la pandémie