Avec la crise du coronavirus, une étudiante au doctorat en psychologie croit que la gestion du stress par l'alcool fait partie du coping, une méthode bien connue des psychologues.

« L'idée de permettre aux individus de gérer leur consommation personnelle est une approche qui demande beaucoup d'ouverture », lance la doctorante à l'Université de Montréal, Béatrice Côté.

La méthode de coping est une stratégie pour améliorer la gestion du stress qui se décline en trois types. Celui axé sur le problème visant à réduire les exigences de la situation pour mieux l'affronter; celui centré sur le soutien social consistant à obtenir l'aide d'autrui; et celui centré sur l'émotion comprenant les tentatives pour créer un équilibre face à une situation.

« Durant l'isolement, on parle du coping centré sur l'émotion. L'alcool vient gérer le stress que la crise provoque. Ainsi, la SAQ sert d'ancrage et allège la charge mentale causé par le stress », explique Mme Côté.

La nécessité de la SAQ

La SAQ est un besoin essentiel pour les gens avec des dépendances, mais aussi pour changer le mal de place durant cette période de crise. « Comme Legault a dit, un verre de vin peut aider. C'est drôle, mais c'est vrai, » soulève-t-elle.

Durant cette crise, les alcooliques peuvent être plus susceptibles de rechuter. Ils sont confrontés à leur solitude et recherchent le réconfort dans l'alcool. « Ça exacerbe complètement les risques de récidives, il y a moins de soutien et d'encouragement ».

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