Les nombreuses formations mises en place depuis 2017, permettant de sensibiliser le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) aux enjeux raciaux, ont connu un ralentissement en raison de la pandémie de COVID-19, d'après le rapport annuel 2020 des mesures prises pour lutter contre le profilage racial et social, déposé par la Commission de la sécurité publique mardi.

Toutefois, le retard devrait être rattrapé d'ici fin 2021, selon la directrice du service de la diversité et de l'inclusion de la Ville de Montréal, Nadia Bastien.

"C'est impossible de passer sous silence le fait que la pandémie a accentué les enjeux concernant les populations vulnérables dans l'espace public", estime Mme Bastien.

Des formations mises
à mal

Depuis 2020, une formation sur la désescalade et l'endiguement est offerte. En plus de celle-ci, cette année une formation sur les pouvoirs et les devoirs est également proposée.

En 2018 et 2019, près de 1350 policiers ont été formés aux réalités des communautés autochtones et inuites, des personnes en situation d'itinérance, ou encore des personnes LGBTQ+.

La diversité à l'embauche affectée

La pandémie a eu une forte incidence sur l'École nationale de police du Québec, qui voit sa diversité dans les embauches obstruée. En 2020, 119 personnes ont été embauchées. De ce chiffre, 20 personnes sont issues des groupes sous-représentés, soit près de 17 %.

"Il y a eu une baisse, c'est unanime !", s'est exclamé Patrice Allard, chef de division au service de la diversité et de l'inclusion, quant au manque d'employés embauchés issus de la diversité.

Le SPVM a donc fait appel à l'inspecteur Miguël Alston afin de mettre en place une stratégie pour attirer une main-d'œuvre beaucoup plus diversifiée.

Communautés autochtones mises
en avant

La pandémie a ralenti les efforts du SPVM en matière de rapprochement avec les communautés, mais un nouvel outil sera mis en œuvre pour les postes de quartier au cours de l'année 2021 pour suivre la réalisation des activités de rapprochement avec les communautés marginalisées.

Une patrouille mixte autochtone, en collaboration avec le SPVM, sera également déployée au courant d'avril.