Les banques canadiennes continuent sur leur lancée, la Banque de Montréal et la Banque Scotia annonçant mardi matin des hausses de leur bénéfice net de 26% comparativement au précédent trimestre, et ce, malgré certains secteurs au ralenti depuis bientôt un an.

Après plusieurs mois d'incertitude causée par la pandémie, les résultats financiers des banques canadiennes laissent entrevoir de meilleurs jours. " Nous avons commencé l'exercice en force, poursuivant sur notre élan opérationnel clair et constant [...]", affirme Darryl White, chef de la direction de la Banque de Montréal.

Le gouvernement à la rescousse

Malgré un ralentissement, voire un arrêt de certaines activités économiques dans certains secteurs, les nombreuses subventions et aides financières accordées par les différents paliers de gouvernement permettent aux entreprises de rembourser et de payer les dépenses courantes liées à leurs activités. Les entreprises profitent des liquidités offertes par le gouvernement, ce qui permet aux banques de se rembourser et d'enregistrer des hausses de revenus.

Une hausse des bénéfices nets de 428 et de 490 millions de dollars mène la Banque de Montréal et la Banque Scotia, respectivement, à des profits nets de 2038 et 2398 millions de dollars. Le bénéfice par action, qui a stagné du premier au dernier trimestre de 2020, a également augmenté de 27% pour passer à 3,06$ pour la Banque de Montréal. Quant à la Banque Scotia, le bénéfice par action a bondi de 30% après une année 2020 où ce dernier a diminué. Il se trouve actuellement à 1,87$.

Mieux que prévu

Le premier trimestre se terminant le 31 janvier de chaque année, les résultats sont compilés et dévoilés quelques semaines plus tard. Alors qu'un vent d'inquiétude se pointait à l'horizon en raison de la pandémie de COVID-19 à pareille date l'an dernier, les chiffres de 2021 semblent démontrer que l'économie reprend un cours normal.

Un indicateur justifie cette reprise positive de l'activité économique. Les banques doivent prévoir un fonds pour pallier les prêts non remboursés. Une baisse des pertes sur créances liées aux prêts douteux des deux institutions financières laisse croire que celles-ci ont peut-être été plus prévoyantes qu'il ne le fallait au début de la pandémie: " [Les banques] mettent de l'argent de côté en fonction de ce qu'elles pensent qu'elles vont perdre, commente David Arbour, diplômé en finances de marché à l'Université de Sherbrooke. Au début de la pandémie, elles en ont mis énormément de côté en se disant qu'elles allaient la perdre. Finalement, ça a été moins pire que prévu, donc les pertes se transforment en gain. "

Les autres banques canadiennes dévoileront leurs résultats du premier trimestre plus tard cette semaine. Les résultats du deuxième trimestre de 2021 devraient être communiqués vers la fin du mois de mai.