À moins d'un revirement, le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, se présentera devant les députés de l'Assemblée nationale pour répondre à leurs questions.

On n'a rien à cacher, a déclaré François Legault

François Legault a répondu favorablement, mardi, à une demande du Parti libéral du Québec (PLQ), qui souhaite échanger directement avec le Dr Arruda pour une première fois depuis le début de la pandémie. "On n'a rien à cacher, a déclaré le premier ministre en conférence de presse. Moi, je suis ouvert à ce que le Dr Arruda puisse effectivement aller répondre aux questions des députés."

Assis à ses côtés, le principal intéressé a également acquiescé à la demande. "Si on me demande de me présenter, je vais bien entendu me présenter", a-t-il dit.

Aucune date n'a été fixée : M. Legault a soigneusement évité la question des journalistes, posée à plusieurs reprises, à savoir s'il s'engageait à tenir l'audition avant la fin de la session parlementaire, le 11 décembre. "Évidemment, [le Dr Arruda] est un petit peu occupé actuellement, donc il faut voir quel est le meilleur moment pour faire ça", a-t-il affirmé.

La cheffe du PLQ, Dominique Anglade, a fait savoir mardi que son parti avait officiellement demandé un mandat d'initiative à la Commission de la santé et des services sociaux (CSSS). Puisque cette commission est composée majoritairement d'élus caquistes, le premier ministre doit donner son aval afin qu'elle puisse entreprendre pareil mandat.

En point de presse à l'Assemblée nationale, Mme Anglade a rappelé que jamais, en neuf mois de pandémie, les élus n'ont pu échanger directement avec le Dr Arruda. Elle a dit vouloir entre autres le questionner sur le plan pour Noël, maintes fois modulé, et sur la pertinence de déployer des tests rapides pour tenter de minimiser la propagation de la COVID-19.

Mme Anglade aimerait en outre que le Dr Arruda s'explique sur ses divergences d'opinions avec le Dr Anthony Fauci, figure scientifique très respectée aux États-Unis.

Horracio Arruda a affirmé la semaine dernière qu'il ne serait pas nécessaire de tester les personnes asymptomatiques avant d'entamer la période des fêtes. "Pourquoi ne vient-il pas l'expliquer directement aux parlementaires?", a interrogé Mme Anglade. Il s'agit aussi d'un ''test de transparence'' pour la CAQ, dit-elle.