La Formule 1 réclame 6 millions de dollars aux gouvernements québécois et canadien pour compenser les frais du promoteur afin de tenir l'événement devant des gradins vides.

"On nous dit que, parce qu'il n'y aura pas de spectateurs, il faudrait une compensation du gouvernement, alors que nous avons déjà beaucoup donné", répond le premier ministre du Québec, François Legault. Ses propos abondent dans le même sens que ceux de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, qui a dit lundi n'avoir aucune marge de manœuvre pour débloquer des fonds à cet effet.

Le problème, c'est que le Grand Prix représente l'événement avec les plus grandes retombées économiques pour Montréal, étant donné que c'est une période de l'année où le tourisme international est à son sommet. Ainsi, les instances gouvernementales craignent que l'entente entre la Ville de Montréal et la Formule 1 ne soit compromise pour 2022 à 2029, si elles ne paient pas la facture cette année.

Risques de propagation

En matière de santé publique, le Dr Horacio Arruda pense qu'il serait possible de tenir le Grand Prix sans mettre à risque la population canadienne. "Pour ce qui est du risque d'importation du virus par des gens venus de l'extérieur sans quarantaine [...], il va y avoir des évaluations faites pour être capable de faire l'analyse du risque", ajoute-t-il.

D'ailleurs, si Montréal faisait faux bond à la Formule 1, celle-ci a déjà une destination de remplacement, soit la ville d'Istanbul, en Turquie.

Avec La Presse canadienne