La Banque mondiale a annoncé le retrait, ce mardi, de la firme d'ingénierie et de construction SNC-Lavalin de sa liste noire deux ans plus tôt que prévu.

Des allégations de corruption entourant un contrat pour la construction d'un pont au Bangladesh - financé par la Banque mondiale - et des irrégularités dans un projet d'électrification des transports au Cambodge avaient incité l'institution internationale à agir.

Cette radiation a été réduite à huit ans au lieu de dix puisque la firme a répondu aux exigences en matière de conformité. Elle pourra recommencer à soumissionner et réaliser des travaux financés par la Banque mondiale et d'autres grandes institutions.

Cela aura eu des impacts sur la réputation de l'entreprise ainsi que sur ses recettes, selon le chef de la conformité de SNC-Lavalin, Hentie Dirker. "Plusieurs compagnies ont choisi de ne pas faire affaire avec nous puisque nous étions sur la liste [des compagnies radiées]", explique-t-il. En 2013, les revenus générés par SNC-Lavalin auprès de la Banque mondiale et de ses partenaires ne représentaient qu'environ 1 % de son chiffre d'affaires annuel.