Pour respecter les mesures sanitaires mises en place par le gouvernement, le mode de vie zéro déchet qui gagnait en popularité dans les dernières années a perdu quelques plumes alors que sévit la COVID-19.

«On a dû fermer le magasin à la clientèle et passer aux commandes en ligne. Avec les commandes en ligne viennent inévitablement les emballages», rapporte Éline Bonnin, cofondatrice de l'épicerie zéro déchet Muscade, située sur l'avenue du Mont-Royal.

La popularité de ces épiceries ne semble pas diminuer. Mme Bonnin explique que, malgré la crise, le nombre de personnes passant des commandes chaque jour reste stable. Même si ce maintien de la clientèle est une bonne nouvelle pour les diverses épiceries zéro déchet québécoises, le facteur environnemental reste un point important pour celles-ci. En effet, elles doivent se tourner vers des sacs écoresponsables, mais ceux-ci sont plus polluants que des pots réutilisables.

Selon Jocelyn Perreault, directeur des opérations chez Enviro Connexions, le nombre de déchets produits depuis le début de la quarantaine aurait augmenté de 10% à 15%.

La cofondatrice de Muscade explique avoir tenté de se fier à ses clients avant de passer aux commandes en ligne, contrairement au Marché 3 Piliers qui continuait avec les pots que ces clients rapportaient. Elle a dû se résigner en raison du non-respect des exigences sanitaires.

Myrannda Arseneault, une étudiante qui vit le mode de vie zéro déchet, dit ne pas avoir augmenté la quantité de déchets qu'elle produit. Elle explique qu'en fabriquant ses produits de soins corporels, elle évite la production de détritus et aussi les déplacements en pharmacie.

Épicerie Muscade
Épicerie Muscade (Crédit photo : Anne-Marie Gourgues)