“Nous devons sécuriser ces emplois afin de garantir l'avenir du Canada après la pandémie de COVID-19”- Erin O'Toole, chef du PCC

Erin O'Toole propose qu'Ottawa octroie des prêts remboursables aux compagnies aériennes, sous certaines conditions. Elles devront restreindre la rémunération de leurs dirigeants, rembourser les voyageurs dont les vols ont été annulés en raison de la pandémie et restaurer les liaisons régionales.

Le nouveau chef de l'opposition n'a pas manqué mardi matin de critiquer la gestion libérale vis-à-vis des centaines de milliers de Canadiens et de Canadiennes qui ne sont toujours pas retourné(e)s au travail, rappelant qu'il s'agit, pour beaucoup, de femmes et de jeunes.

M. O'Toole a appelé à renforcer la stratégie d'assistance aux petites et moyennes entreprises (PME) dans les 30 prochains jours pour éviter une nouvelle vague de faillite et de licenciement. “Nous devons sécuriser ces emplois afin de garantir l'avenir du Canada après la pandémie de COVID-19” a-t-il déclaré, précisant qu'au Canada, deux personnes sur trois sont employées par une PME.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) Jagmin Singh a fait écho aux propos du conservateur lors de sa conférence de presse virtuelle en rappelant que les grandes entreprises, qui ont enregistré des profits records durant la pandémie, ont pour leur part bénéficié d'une aide immédiate et conséquente du gouvernement fédéral.

Le député de Burnaby-Sud est revenu sur le plan déposé par son parti la semaine dernière. Dans celui-ci, le parti propose l'imposition d'une limite de 1% des frais de cartes de crédit, la prise en charge par l'État des frais liés à l'assurance-emploi et la pension Canada pour les employeurs. M. Singh affirme également vouloir reconduire la subvention salariale et les aides au logement.

Bataille politique autour de l'aide à mourir

De son côté, le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, a déclaré que son parti voterait en faveur d'une motion visant à limiter le temps de débat entourant le projet de loi sur l'aide à mourir (C-7) : le fameux bâillon. Rappelant que cette procédure est contraire aux principes du Bloc, il assure qu'elle est nécessaire dans le cas présent.

“C'est un enjeu qui est littéralement pris en otage par la frange de droite des conservateurs”, a expliqué le député de Beloeil-Chambly devant la presse, visiblement agacé par l'attitude du PCC. Les conservateurs sont en effet accusés par les 3 autres grands partis d'empêcher l'adoption de ce projet de loi en jouant la montre, principalement pour des motifs idéologiques.

Interrogé sur l'attitude de ses troupes dans les délibérations autour du projet de loi C-7, Erin O'Toole attribue l'éternisation des discussions au gouvernement de Justin Trudeau, jugeant que celui-ci a opté pour une “approche lente” sur ce dossier. “Le gouvernement est en charge de l'horaire parlementaire, se défend-il, c'est lui qui a utilisé la prolongation et les délais”.

Le chef conservateur a martelé que l'opposition se devait de respecter son devoir démocratique et qu'elle avait des “questions raisonnables” à poser avant d'aller de l'avant avec le projet de loi. Celui-ci fait l'objet d'une quatrième et ultime prolongation auprès de la Cour supérieure du Québec. La date limite pour ces discussions est fixée au 26 mars.