Un grand soulagement s'est fait sentir chez les éducatrices en milieu familial, qui ont, depuis le 29 mars, la possibilité de choisir d'offrir leurs services ou non. Il ne reste plus que les services de garde et les CPE qui essaient de garder le moral.

L'annonce du 16 mars dernier, qui obligeait tous les services de garde à ouvrir pour les enfants de moins de 12 ans, a créé une vague d'angoisse chez les employés de la petite enfance. L'une d'entre elles, éducatrice en milieu familial depuis 30 ans, Marie-Josée Marcil, admet s'être insurgée contre cette mesure. « Je comprends que c'est un service essentiel, mais là, on ne parle pas seulement de moi, mais de mon domicile et des membres de ma famille qui peuvent être contaminés », explique-t-elle. Elle appuie totalement la décision du ministère de la Famille qui maintient les mesures du côté des CPE et des services de garde, car elle croit que c'est plus sanitaire.

De son côté, l'éducatrice spécialisée à l'école Sainte-Marie à Chambly, Ève-Marie Charron, doit encore travailler. Malgré son stress d'être en contact avec le virus, elle se sent tout de même en confiance. « Tout est toujours le plus propre possible, il n'y a pas autant d'enfants que je le pensais et nos directeurs sont très compréhensifs face à nos peurs », souligne-t-elle. Ses heures se sont vues réduites à la suite d'une discussion avec sa patronne pour lui expliquer que son fils et son conjoint étaient à risque. « Je me lave les mains et je me douche en arrivant, ça devrait aller. Je prends mes précautions et je fais ma part », dit-elle.

En ce temps de crise, les éducatrices sont apeurées, mais fières de contribuer à leur façon.

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