Les autorités sanitaires ont depuis minuit mercredi le droit d'imposer aux voyageurs de retour au Canada un isolement dans une chambre d'hôtel si leur plan de confinement ne convient pas.

Le premier ministre Justin Trudeau a fait l'annonce du resserrement de la Loi sur la mise en quarantaine lors de sa conférence de presse quotidienne, mardi. Tout voyageur asymptomatique devra présenter un plan de quarantaine précis pour 14 jours. Ce plan peut être jugé défaillant, par exemple si la personne prévoit s'isoler dans un endroit où vivent des personnes âgées, auquel cas elle sera obligée de s'installer à l'hôtel.

Cette loi, qui octroie au premier ministre un pouvoir lui permettant de "désigner tout lieu comme installation de quarantaine", avait été modifiée en 2005, dans la foulée de l'épidémie de SRAS.

Voyages sous surveillance

Depuis le 25 mars, les voyageurs de retour au pays sont obligés de se confiner pendant deux semaines. Le non-respect des directives est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 750 000 dollars ou encore d'une peine maximale de six mois d'emprisonnement.

Tous les voyageurs au Canada doivent se soumettre à un examen de santé depuis le 30 mars. Ils peuvent être refusés à bord d'un appareil s'ils présentent des symptômes de la COVID-19.

La frontière américaine risque d'être fermée pendant plusieurs semaines encore. M. Trudeau affirme cependant être en discussion avec les États-Unis en vue d'une réouverture.

Depuis le début de la pandémie, les individus de retour de voyage ont été un facteur notable de la propagation du virus. Au Canada, les voyageurs internationaux ne pourront pas rentrer au pays avant le 30 juin.

De nombreux Canadiens reviennent au pays depuis le début de la pandémie. 
De nombreux Canadiens reviennent au pays depuis le début de la pandémie. (Crédit photo : WILLIAM WEST/AFP)