À trois semaines de la rupture définitive, les négociations post-Brexit sont toujours dans l'impasse : le premier ministre britannique Boris Johnson et la cheffe de l'exécutif européen Ursula von der Leyen se rencontreront mercredi pour un ultime effort d'accord.

Alors que la fin de la période de transition post-Brexit approche, les discussions entre Britanniques et Européens continuent à se heurter aux trois mêmes sujets : l'accès européen aux eaux britanniques, la manière de régler les différends et les garanties exigées à Londres en matière de concurrence, en échange d'un accès sans droits de douane ni quotas à son immense marché.

À l'issue d'un entretien téléphonique lundi, Boris Johnson et Ursula von der Leyen avaient dressé un constat pessimiste.

Un échec exigerait la préparation de mesures d'urgence, car l'absence d'une entente entraînerait, dès le 1er janvier, des échanges fondés sur les règles de l'Organisation mondiale du commerce : une conséquence majeure pour des économies déjà fragilisées par la pandémie.

S'il est conclu, un accord commercial devra encore être ratifié par les parlements britannique et européen avant d'entrer en
vigueur le 1er janvier, ce qui apparaît de plus en plus improbable en raison de la prolongation des négociations.

"Je suis toujours optimiste, mais je dois être honnête avec vous, la situation en ce moment est délicate", a averti Boris Johnson.