La Commission européenne a déposé mardi une stratégie qui s'inscrit dans le cadre du nouveau pacte sur la migration et l'asile, présenté en septembre dernier et qui veut encourager les migrants irréguliers à retourner volontairement dans leur pays d'origine.

" Seulement un tiers environ des personnes qui n'ont pas le droit de séjourner dans l'Union européenne (UE) retournent dans leur pays d'origine et, parmi celles qui le font, moins de 30 % le font volontairement ", a indiqué la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson.

Elle précise que ces " retours volontaires ", qui sont favorisés par une compensation financière, sont plus efficaces et moins coûteux que les renvois forcés. Mme Johansson souhaite aussi renforcer la coopération avec les pays d'origine au moyen de " politiques de visas plus généreuses " pour qu'ils reprennent leurs ressortissants.

Un coordonnateur européen sera d'ailleurs nommé afin d'assurer une assistance technique aux pays membres de l'UE " à tous les stades du processus ".

Frontex au cœur de la stratégie

Frontex, l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, a été plongée dans l'embarras en 2019 en raison d'accusations de refoulements illégaux de migrants en mer Égée, mais elle verra son mandat s'étendre avec cette nouvelle stratégie. Elle fournira une aide opérationnelle aux États membres de l'UE.

Les enquêtes, dont certaines sont toujours en cours, n'empêchent pas la commission d'accorder une certaine confiance à l'agence. " Ce n'est pas une raison pour mettre les activités de Frontex sur pause ", a déclaré Mme Johansson.