« La balle est dans leur camp »

Une grève du SEI potentiellement à l'horizon

« La balle est dans leur camp »
Le président du Syndicat des employés de l'impôt, Marc Brière, déplore que ses membres soient restés près d'un an sans contrats de travail (Photo : Le Syndicat des employés de l'Impôt)

Par Naomie Zamor

Les quelque 38 000 membres du Syndicat des employés de l'impôt (SEI) du Canada pourraient entrer en grève dès vendredi en pleine période d'impôts. Sans contrat de travail depuis plus d'un an, les membres demandent de meilleures conditions de travail, notamment sur le plan salarial.

Le président national du syndicat des employés de l'impôt, Marc Brière, souligne que le télétravail est aussi une partie centrale des revendications. « [Aux yeux des membres] le télétravail, c'est autant important que le cash ». Le SEI est un des quinze éléments de l'Alliance de la Fonction publique du Canada, qui annoncera les résultats du vote qui pourrait plonger les membres de l'Agence du revenu du Canada en grève si une entente n'est pas conclue d'ici vendredi avec le gouvernement.

La période des impôts

« C'est stratégique », mais M. Brière explique qu'il y a plusieurs événements qui ont repoussé les dates de négociations à la mi-avril. Le contexte donne un poids considérable à la demande. « On n'est pas pour attendre le mois de mai afin de parler d'impôts », avoue-t-il. M. Brière explique qu'il préférerait éviter une grève. « Le matin, quand je me lève, mon souhait n'est pas de mettre l'Agence en grève et de créer des inconvénients à la population », affirme-t-il. « Le passé fait que nos membres sont très tannés. Plus que jamais, le gouvernement compte sur nous pour des projets comme celui des soins dentaires ou les programmes d'aide au logement [...] on se sent comme si on nous manquait de respect ». Dans l'attente des résultats, il a espoir que le gouvernement prendra les bonnes décisions.